
L’histoire du Vignoble du Rab
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Avant d’être vigneron, j’étais conducteur de trains. J’aimais ce métier : la rigueur, la solitude, le mouvement, la sensation d’avancer, de traverser les paysages sans jamais s’y arrêter. Mais au fil des années, une autre idée s’est imposée. J’avais envie de ralentir. De planter mes racines quelque part. De créer quelque chose de vivant.
En 2021, j’ai sauté le pas. J’ai repris de vieilles vignes, âgées d’environ 60 ans, sur l’appellation Chinon, dans la Vallée de la Loire. Des vignes qui avaient déjà une belle histoire, conduites en bio depuis longtemps.
Ici, les sols sont variés : graves en plaine, argiles calcaires et silex sur coteaux. Cette diversité m’a tout de suite parlé , elle permet de créer des vins aux personnalités multiples, toujours à partir du même cépage : le cabernet franc, que je travaille avec précision et respect.
Au fil du temps, j’ai aussi commencé à acheter du chenin, du colombard ,de l’ugni, du sauvignon à des vignerons que j’estime, pour élaborer des blancs frais et lumineux. L’idée reste la même : faire des vins propres, modernes, accessibles, avec une vraie buvabilité.
Je veux que mes vins soient vivants, droits et joyeux , qu’ils se boivent facilement, sans se prendre trop au sérieux, mais qu’ils gardent de la profondeur pour ceux qui veulent aller plus loin.
Derrière les étiquettes parfois décalées, créées par Valentin ADAM ( Playground.paris ) , il y a cette envie de partager des moments simples, vrais, humains. Une bouteille qui s’ouvre entre amis, un sourire, un soir d’été, et c’est gagné.
Depuis les premières cuvées, le domaine a eu la chance d’être remarqué par le Guide Hachette, la Revue du Vin de France, Tanin Magazine ou encore Olivier Poussier. C’est une belle reconnaissance, mais ce qui compte le plus pour moi, c’est que mes vins continuent de donner du plaisir : sur une table, en musique, ou sur le coin d’un muret, au soleil.
Conduire un train, c’était suivre une ligne.
Faire du vin, c’est tracer la sienne.
